La musique, depuis mon enfance, m’a toujours guidée, m’a toujours accompagnée… Je l’ai toujours ressenti au plus profond de moi même, elle est toujours la pour me relever de mes peines, où pour enflammer ma rébellion… Quand j’aime, elle est là, elle me tient compagnie, elle n’aime pas me voir seule. Quand je suis triste, elle est là, elle supporte avec moi toutes mes peines, me soulage parfois des poids qui pèsent sur moi. Quand je suis en colère, elle donne libre recourt à mes crises de nerfs, elle me laisse m’exprimer, me défouler, me vider de tout ce mal caché… Quand je suis inspirée, elle est là, ou peut être que je ne suis inspirée que lorsqu’elle m’accompagne, car bizarrement, lorsque j’écris il faut savoir que je suis toujours entrain d’écouter une chanson en boucle, une vieille habitude assez attachante, qui m’a rendu encore plus dépendante de la musique… Parfois douce, parfois violente, elle me guide, elle guide mes mains pour écrire, sans elle je ne pourrais pas me sentir en sécurité, sans elle je ne pourrais pas aussi facilement me confier, ouvrir mon cœur, partager ce que je suis… Sans elle, je ne serais pas moi, car sans elle je n’écrirais plus, sans elle je ne pourrais plus m’évader, m’imaginer un autre monde, sans elle je ne pourrais pas m’oublier, sans elle mon corps serait mort de ne plus s’exprimer… Si j’avais pu dessiner un bout de mon monde, j’aurais fais de la musique tout mon empire, j’y aurais consacré toute mon existence, mais les images que je me dessine ne restent que des croquis de mots inachevés… Une note sur un piano, un soupire dans un saxophone, un tiraillement sur un violent, une caresse sur une guitare, un déchaînement sur une batterie… Une magie sans égal, sauf peut être une voie angélique qui les accompagnerait, qui n’a pas toujours besoin d’être accompagnée, car à elle seule, elle fait vibrer les cœurs, elle réveille les âmes mortes, leur donne une seconde chance, une raison de vivre…