Je rêve …

J’ai appris à rêver et un jour je ne rêverais plus …

J’ai appris à rêver, et les rêves me tiennent éveillée … Je dis ça, je ne sais même pas pourquoi …

J’ai autre chose en tète, autre chose qui veut sortir, un point d’interrogation qui me honte, une réponse que je crains de regarder en face, je crois que le seul obstacle entre nous et la vérité, c’est la peur, la peur de savoir la vérité, d’être confrontée à la violence de la réalité, et d’assumer le monde tel qu’il est, je préfère rêver et l’imaginer à ma manière, plutôt que de le voir avec les yeux des autres, les autres réalistes …

La question qui me hante était, peut on être heureux, sachant que notre bonheur est momentané ?

Pour moi un non raisonne, aucune autre réponse ne pourrait être plus correcte, mais, ce n’est pas le genre de question qu’il faut se précipiter à caser … Lui, aurait répondu un oui catégorique, j’ai appris à le connaitre, et entre lui et moi c’est ça la différence, il voit blanc là où je vois noir, mais le noir ne m’effraye pas bébé, t’as pas à t’inquiéter, ce qui m’inquiète, c’est ce qui se cache derrière le noir …

Lui aurait dit oui, et je lui aurais donné raison, si j’avais été plus mure, plus forte et moins pressée de vivre le bonheur parfait … Il lui suffisait de dire oui ou non pour me convaincre, pour me donner des idées à construire et des règles à instaurer, il lui suffit de commencer pour que je termine, comme il suffit que je pense à lui pour qu’il vienne à moi …

Pourrais-je être heureuse sachant que demain tout s’arrêtera peut être brusquement ?!

Et qui me dit que demain tout ne s’arrêtera pas brusquement ?! Je ne fais que vivre dans l’espoir que ça ne sera pas le cas, sans aucune garantie à part l’espoir … Je rêve et j’espère, ce sont mes seules armes à part le vouloir, et sans le vouloir, je vis le bonheur parfait tout en gardant en tète que le manège peut s’arrêter de tourner à tout moment, et qu’à la place de la musique s’installe un profond silence … Pourtant, je n’y pense pas , et heureusement, les fois où j’ai pu penser à cette scène chaotique, je n’ai pas pu fermer l’œil, trop d’idées se bousculaient dans ma tète, et ma raison quittait mon corps pour trouver un semblant de répits dans le rêve …

« Vis chaque instant comme si c’était le dernier » Comment pourrais je vivre alors que je sais que l’instant d’après je ne serais plus ?! je serais morte bien avant d’être morte rien que par le fait de songer à la mort …

Whisper, cherche inspiration désespérément …

Bon, là je ne peux pas démarrer parce que je suis entrain d’attendre que la chanson termine de se télécharger pour l’écouter et pouvoir écrire un truc, 55%, va falloir trouver comment tuer le temps d’ici là … Pourquoi attendre la chanson ??? Bonne question à se poser, ba tout bêtement parce que chaque mot que j’écris est accompagné d’une note musicale, ça a toujours été ainsi … Elle est là …

Ça fait un moment que je n’écris plus, et ça ne me ravie pas sachez le, l’inspiration n’était pas au rendez vous, l’est elle aujourd’hui ? Non, je ne la ressens pas, je n’ai que l’envie d’écrire qui m’aide un peu à diriger mes doigts sur le clavier … Vous voulez connaitre la chanson hein??? Non je ne vous en dirais rien, secret de fabrication …

Depuis toujours, mon problème majeur a été d’organiser toutes ces idées dans ma petite tète pour pouvoir en faire des pages et des pages, car c’est facile d’écrire des phrases, des paragraphes, mais un livre !!! Ça c’est un exploit, un exploit auquel je voudrais arriver un jour … un jour, quand je serais grande, j’écrirais un bouquin, au moins un, sinon, mon existence n’aura rien signifié … Je suis née pour écrire, je le sens, tellement de fois je me suis retrouvée à discuter seule avec moi même, était ce l’inspiration qui criait au secours, qui voulait échapper, échapper à qui, à quoi ??? Exprime toi, crie, pleure, cours, fais moi rire, fais moi pleurer, fais moi rager, fais moi planer, fais de moi ta créature, ta création, tu seras l’artiste et je ne serais qu’un morceau d’argile entre tes mains, façonne moi, fais moi revivre, fais moi respirer, moi qui ne vis point plus …

Envie d’autre chose…

Envie d’autre chose, de trouver les mots pour écrire un bout d’autre chose…Envie de respirer un bon coup d’air frais, de m’en remplir les poumons, mais je ne peux pas, envie de marcher le long d’une route sans croisements, sans fin pour ne pas avoir à faire de choix, envie d’avoir les pleins phares dans les yeux pour ne rien voir d’autre, envie de jouer un poker sans rien miser et finir par tout gagner, envie de faire un pacte avec le diable sans avoir à vendre mon âme, envie de foncer la tète baissée, sans avoir à faire l’autruche, envie de lui dire merde sans conséquence aucune, de lui dire que le petit oiseau s’est envolé sans qu’il cherche à l’emprisonner, envie de leur dire qu’un oiseau ne serait pas plus heureux dans une cage en or, envie d’avoir droit à une deuxième chance, de faire plus d’erreurs, de bourdes pour apprendre plus et regretter moins… Je ne regrette pas mes conneries, je regrette de ne pas en avoir assez fait, qui sait si demain je serais aussi naïve qu’aujourd’hui pour me gourer, tomber, me relever, réapprendre à marcher, à courir, je ne peux pas être la perfection, je ne peux suivre la trajectoire qu’on me souligne, les débordement est critique, le décollage est imminent, envie de bousiller toutes les lumières de la piste, ce ne sont pas mes destinations, envie de prendre un couloir inconnu, être en danger de mort et ne pas mourir, couler sous l’eau sans manquer d’oxygène, j’aimerais être saoule sans boire, planer sans me shooter… J’aimerais revenir en arrière, changer de trottoir aussi longtemps qu’il faudra pour ne pas me restreindre à une seule route…Les chemins sont croisés, la route est tracée, les feux sont rouges…

Et si je disparaissais…

A qui manquerais-je le plus ?! A elle qui m’a porté dans son ventre, qui m’a mise au monde et vu grandir un bon bout de sa vie… ou lui, que j’ai connu il y a quelque temps, que j’ai aimé, qui m’a aimé, et m’a promis de m’aimer, de m’aimer pour la vie, mais la vie n’est plus…Je pense à touches les choses que j’adorais, que j’aimas, auxquelles je faisais attention, des quelles je prenais soin…Mon journal intime qui me gardait mes secrets d’enfant en phase de devenir adolescente, mes poupées, mes peluches que je garde encore preuve de mon enfance qui dure encore, tous les bouts de papiers que j’ai décoré de mes idées périmés, mon ordinateur qui garde une part du secret de la fille que j’étais…Que fera t elle, restera t elle là à explorer tout ce qui avait pu m’appartenir, lire tout ce que j’avais pu écrire, et apprendre à me connaître comme elle ne l’avait jamais fait, ou trouvera t elle mes souvenirs trop dure et ne touchera à rien…Je ne peux plus lui dire, garde moi ça, ne me jette pas ceci, que pourrais je en faire là où je suis, pourtant, ces objets sont moi, du moins c’est ce qui reste de moi ! Sur ma page personnelle, on écrira dernière activité à telle date, mais cette date ne changera jamais, sur mon profil certains amis « virtuel » m’écriront que je leur manque, et se demanderont pourquoi je ne viens plus leur dire bonjour…Je m’absenterais longtemps, si longtemps qu’on s’inquiètera au point de me contacter par téléphone qui sera peut être déjà accablé des messages et des appelles de mes amis connu dans la vie réelle, encore un qui téléphone, répondra t elle ?! Aura t elle le courage de dire que j ne suis plus alors qu’elle attend que je pousse la porte et saute dans ses bras ?! Quel dure responsabilité je lui laisse, j’en suis navrée, j’aurais tellement voulu qu’elle n’ait pas à faire ça, j’aurais préféré être là à répondre au téléphone et dire que tout va bien, ou au pire des cas avoir la chance de dire à dieu avant mon départ…Le dernier fard à paupière que j’ai acheté, je ne l’ai utilisé qu’une fois, je ne le réutiliserais plus jamais, les derniers chouchous que j’ai acheté, je ne les ai encore pas mis dans mes cheveux, et ils n’y seront jamais…Je ne veux pas qu’on touche à mes affaires, car je garderais l’espoir de revenir un jour, je ne peux pas laisser tous ça derrière moi…Le jour de mon départ ; le monde est triste…Combien cela durera t il?! Quelques jours pour certains, quelques semaines pour d’autres…ça sera dur, mais il faudra aller de l’avant, c’était écrit dans le contrat que la période était loin d’être éternelle, il fallait s’y attendre, et il faut apprendre à l’accepter…Versera t il une larme pour l’occasion?! Je ne lui ai pas dit d’être heureux quand je ne serais pas là, et j’ai bien fais de le faire, je ne veux pas qu’on m’oubli aussi vite, je veux pouvoir rester du moins dans l’esprit des gens, je veux pouvoir vivre ne serait ce à travers leur souvenirs…Je veux que de temps en temps on dise que j’étais, qu’il m’arrivait d’être drôle, que parfois je disais des trucs vrais et très profond, que j’étais une personne bien, je voudrais que mes conseils servent à quelqu’un, que ma joie de vivre donne de la joie à quelqu’un même si je ne suis pas là…Prenez les mes affaires, et donnez les à ceux qui en ont besoin, mais dites leurs que ça m’appartenait, que cela appartenait à une éternelle enfant amoureuse de la vie et qu’elle est partit se reposer sur un nuage en plein ciel pour observer le monde…Dites leur que j’existais pour que je puisse voyager à travers leurs pensées, je leur apprendrais à imaginer, à rêver, je peux encore jouer un rôle, n’éteignez pas ma dernière source de lumière, je pense encore, et je sens encore mon cœur battre, ou du moins j’en garde encore le souvenir, son accélération lorsque j’étais portée de colère ou de joie, lorsque j’étais déstabilisée en étant dans ses bras, moi je me le rappelle, mais lui, il oubliera certainement après quelque temps, et des années de vies ne seront qu’un lointain souvenirs dont on ne se souvient plus tellement…Jusqu’à ce que tous ceux qui m’ont connu disparaissent à leur tour, et là je n’aurais plus aucune raison de me raccrocher, je ne peux plus voyager dans leurs esprits, et pourquoi voyagerais je encore ! Ils sont de nouveaux avec moi maintenant…

Mort douce …

Le souffle ne s’arrête jamais, quasiment jamais, jusqu’à ce qu’il faut se dire à Dieu… Je ressens quelque fois son souffle sur mes lèvres, mes joues, et j’entends son chuchotement caresser mes oreilles… Je ressens mon cœur battre rapidement mais je ne sais pas si je suis vraiment en vie, il s’approche et je ne sais jamais ce qui se passe après, je quitte mon corps vers d’autres terres lointaines, vers d’autres cieux… Il s’approche et je n’existe plus tout à coup, je ne suis plus moi, ni personne d’autre, l’ennemi attaque, trop tard, il faut se donner… Je m’approche de lui, mais il est toujours là, il me laisse rentrer sur son territoire et lui faire la guerre, on dirait que ça lui fait plaisir de se sentir prisonnier d’un ennemi qui désire le contrôler plus que tout… Je ne me sens pas vraiment vivante car je finis toujours par perdre à la guerre, batails après batails, je n’ai plus la force de m’obstiner à résister à l’ennemi… Batails après batails j’apprends à aimer la guerre et l’échec ne me fait pas aussi peur que ça, car je suis récompensée par un semblant de paix à chaque page tournée…

Pas bien dans mes pompes, j’en arrive à me dire, vaut mieux ne pas avoir d’amis, comme ça tu ne les pleureras jamais, tu ne seras jamais déçue, et tu n’espéreras jamais rien de leur part… Apprends à être responsable de toi même, de n’avoir besoin de personne, ils ne sont pas pour toi, tu n’es pas pour eux non plus, chacun sa vie, son petit coin merdique, ses affaires, ses espérances et ses ambitions… A quoi ça sert un ami ??? à t’habiller de noir quand il te trahit, à te tourmenter quand il te fait un sale coup…T’es pas une enfant, ressaisis toi, sois responsable, sois une femme, t’as pas l’age de manger dans la main de quelqu’un…Si c’est pas l’apocalypse, je sais plus… Rien ne tourne plus rond, tout s’assombrit, un dégout au plus profond, un sentiment de trahison… Passe ton chemin humaine, tu n’as rien à t’attendre de tes semblables, il finiront pas te faire du mal tôt ou tard, préviens car tu risque de ne pouvoir guérir…Passe ton chemin, il n’y a rien pour toi ici bas…

A Dieu belle vie …

Je lui dis à Dieu avant qu’elle ne me quitte, je lui dit que je l’aime avant qu’elle ne me repousse, je lui dit qu’il est temps avant de ne pouvoir le dire…Je dis que j’ai aimé avoir les pieds sur terre, comme j’ai aimé contempler le ciel, regarder les étoiles, et m’imaginer planète, ou poussière dans un univers parallèle… Je n’ai jamais vraiment été déçu, je n’ai jamais pu haïr, et je ne tiens pas à vivre cela, peut être faudrait il partir avant qu’il ne soit trop tard… Partir pour le bien de tous, avant de faire du mal, ou d’être blessée sans l’espoir de guérir… Je fuis peut être, oui mais il faut…J’ai vécu, j’ai été comblé, j’ai aimé, j’ai été aimé, entourée, adoré, cajolé, trahit, blessé, détruit, et reconstruit…Je dois partir avant de ne me briser et ne pas retrouver la raison de renaitre…Je pars, car je n’ai plus rien à apprendre, rien à voir, rien à explorer… Les étoiles, tant que je serais ici bas, je ne pourrais pas les toucher… Les rêves tant que je resterais humain, je ne pourrais pas les voir réalisés…Peut être que si je voyage au loin, que si je décide de passer de l’autre coté, je pourrais apporter au monde ce que je ne peux apporter avec ma faiblesse humaine…

Touche pas à ma religion !!!

Pourquoi tu t’acharne sur quelque chose que tu connais même pas ??? c’est qui qui t’as dis qu’on étais ennemis??? Tu aime ta religion alors occupe toi de tes fesses et vient pas casser les pieds des autres !!! Pourquoi moi j’accepte tes  prétendus lois alors que toi tu me flaire pas ??? C’est ton Dieu qui t’as dis de me faire la guerre ??? C’est ton Dieu qui t’as dis que j’étais une erreur de la nature ??? C’est ton Dieu qui t’as ordonné de me tuer ??? C’est ton Dieu qui t’as donné le droit de massacrer mes rêves ??? Il t’as aussi dit autre chose mais ça, t’as pas du l’entendre !!! Toi et moi on a le même dieu que tu le veuille ou pas !!! tu n’entend que ce que tu veux bien entendre, c’est ton orgueil qui te joue des tours !!! tu crois qu’il est fier de toi la haut ??? Révise ton bouquin !!! T’as pas du l’ouvrir depuis un bail !!! Va dépoussiérer tes croyances !!! Va dépoussiérer ta foi !!! 

La vie est un cercle vicieux…

La vie est un cercle vicieux, sans échappatoire, la même histoire se répète, les poings sont liés, et on ne peut rien changer… J’ai essayé de regarder dans une autre direction, mais je vois toujours le même décors, j’ai essayé de vivre à fond l’instant présent, mais je suis encore dans le passé, plongée, noyée, piégée… Nous sommes eux, ceux qui nous ont donné naissance, quoique nous soyons en perpétuelle guerre avec eux, nous sommes eux, rien n’a changé depuis la création du monde, depuis que l’être humain a fait apparition, toujours les mêmes erreurs qui se répètent, les mêmes scénarios… Aucune chance de fuir, destiné à construire et à reconstruire le même fossé, ça ne s’arrête qu’à la fin pour recommencer avec un certain autre… un autre nous… Au fond nous sommes tous semblables, quasiment identiques, nous répétons méticuleusement les mêmes actions… ça fait froid dans le dos de voir les chose ainsi, de sentir qu’on est pris le piège par le tourbillon, et que la seule solution d’en sortir c’est de sacrifier notre petit bonheur improvisé… La réalité vaut elle le coup de tout plaquer ??? Vaut elle le coup de lâcher prise ??? de décider d’aller ailleurs pour chercher l’introuvable ??? La réalité est un mensonge encore plus merdique que le monde imaginaire qu’on se crée, alors à quoi bon chercher…

Special Need !!!

J’entends la musique et ça m’empêche de tenir à ma place, à cette heure ci je ne peux pas m’empêcher de danser, ce soir est un soir spécial, je fête quelque chose, rien de particulier, mais mon besoin est spécial… Envie de fusionner avec la musique, envie que les ondes traversent mon corps jusqu’au matin, ça me donne une sensation de vie, la sensation que je suis invincible traversée par les ondes… La musique m’appelle, pénètre en moi, et je ne résiste pas, elle m’emporte, m’enivre, me fait planer, c’est elle ma drogue, elle me rend dépendante des paroles, des notes… Je ne vais pas écrire plus, la musique me paralyse les pensées, je ne peux qu’être guidée par elle…

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